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Plan de Prévention des Risques Naturels de la Région de Cherbourg

Plan de Prévention des Risques Naturels de la Région de Cherbourg

Le plan de prévention des risques naturels est un document qui réglemente l’aménagement du territoire dans les espaces soumis à un risque naturel. Il s’impose aux permis de construire.

Cet outil de la gestion des risques vise la prévention et l’information. Il identifie les quartiers exposés à des risques et apprécie l’intensité du risque. Il modère alors l’exposition des nouvelles constructions et permet de rendre moins vulnérables les biens qui y sont déjà exposés.

Depuis 2007, la région de Cherbourg est dotée du plan de prévention des risques d’inondation de la Divette et du Trottebec, qui a permis d’accompagner l’urbanisation autour de ces rivières.

Le 5 décembre 2010, la crue exceptionnelle de la Divette a rappelé la nécessaire adaptation des villes aux fleuves autour desquels elles ont prospéré. L’hiver précédent, le 28 février 2010, la tempête Xynthia causait sur la côte atlantique des dégâts considérables et des drames humains. Suite à ces deux événements, deux décisions ont été prises localement. D’une part, la ville de Cherbourg a engagé des travaux dans le lit majeur de la Divette pour amortir les conséquences d’une crue importante. D’autre part, la révision du plan de prévention des risques a été décidée pour anticiper les risques littoraux et les risques de chutes de blocs.

Périmètre du plan de prévention des risques :
Son périmètre inclut 18 communes (27 communes avant création des communes nouvelles de Cherbourg-en-Cotentin en 2016 et de La Hague en 2017) : Breuville, Bricqueboscq, Brix, Cherbourg-en-Cotentin, Couville, Digosville, Hardinvast, Helleville, Le Mesnil-au-Val, Martinvast, Nouainville, Saint-Christophe-du-Foc, Sideville, Sotteville, Teurtheville-Hague, Tollevast et Virandeville et les communes déléguées de La Hague suivantes : Acqueville, Flottemanville-Hague, Saint-Croix-Hague, Tonneville, Urville-Nacqueville et Vasteville.

Les risques naturels pris en compte :
- Les inondations par débordements de cours d’eau : L’événement de référence est la crue centennale théorique (phénomène ayant une probabilité d’occurrence de 1 % chaque année) ou le plus fort phénomène connu si celui-ci est supérieur à la crue centennale.
Les cours d’eau étudiés sont la Divette et ses affluents, le Trottebec et ses affluents et les cours d’eau du littoral (ruisseaux du Grand Val, du Cauchin, de la Polle, de la Bucaille, des Fourches, du Fay, de Vaublet, du Lucas, des Castelets, de la Biale, de la Digue, du Caudar et de Hubiland).

- Les risques littoraux : La submersion marine se produit quand la mer, par forte tempête, dépasse les hauteurs des plus grandes marées. Les flots remontent alors les rivières, débordent par-dessus les quais et les digues, ils peuvent causer localement des brèches et envahir des espaces habituellement protégés. Les scénarios étudiés prennent en outre en compte le changement climatique (montée globale des eaux).
Lors des tempêtes, le déferlement des vagues projette des galets et peut causer de lourds préjudices aux ouvrages de protection et aux habitations proches. Par ailleurs, la rupture d’un ouvrage de protection a des conséquences graves sur son voisinage. Ces risques sont donc examinés avec la plus grande attention.
Enfin, le trait de côte est soumis à des fluctuations régulières, qui s’intensifieront avec le changement climatique. Le plan de prévention des risques prend en compte ces mouvements côtiers pour éviter le drame vécu par les habitants de l’immeuble « Signal » à Soulac-sur-mer, forcés d’abandonner leur foyer.

- Les chutes de blocs de pierre : Le phénomène de chutes de blocs est lié à l’existence d’une pente suffisante pour permettre le départ du bloc et sa propagation. La Roche qui Pend et la montagne du Roule, entre autres, sont des sites propices à ces risques.

 
 
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